Immobilier en Île-de-France : la reprise se confirme avec +11 % de ventes en 2025
Après trois années de contraction, le marché immobilier francilien montre des signes clairs de reprise. En 2025, le nombre de ventes de logements anciens progresse de 11 % sur un an. Une embellie réelle, mais encore fragile, selon les Notaires du Grand Paris. Décryptage des chiffres et de ce qu’ils signifient concrètement pour les acheteurs.
Une hausse des transactions après trois ans de recul
Le marché immobilier en Île-de-France sort progressivement d’un cycle baissier entamé en 2022.
En 2025, près de 125 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées, soit +11 % sur un an.
Cette progression marque un tournant psychologique important : le marché redémarre.
Mais il faut relativiser.
En 2021, année record, plus de 178 000 logements anciens avaient été vendus en région parisienne. La moyenne annuelle des cinq dernières années “normales” se situe au-dessus de 140 000 transactions. Autrement dit : l’activité remonte, mais elle reste historiquement basse.
Source : Les Echos, données Notaires du Grand Paris (indice Notaires–Insee).
Des prix globalement stabilisés
Autre signal clé : la stabilisation des prix.
Après plusieurs trimestres de correction, l’indice des prix Notaires–Insee atteint 115,6 au T4 2025 (base 100 en 2015). Les prix cessent de décrocher et affichent même une légère progression annuelle (+1,1 % en Île-de-France).
À Paris, le prix moyen reste sous la barre symbolique des 10 000 € / m², autour de 9 600 € (+1,4 % sur un an).
En petite couronne, la dynamique est plus soutenue, notamment dans les Hauts-de-Seine.
Ce que cela signifie :
- Les vendeurs ont intégré la fin du “cycle Covid”
- Les marges de négociation se normalisent
- Le marché retrouve un point d’équilibre entre offre et demande
Un marché qui redémarre… mais prudemment
Les Notaires du Grand Paris parlent d’une “reprise prudente”.
Pourquoi ?
- Les taux d’intérêt restent élevés par rapport à 2020–2021
- Le pouvoir d’achat immobilier demeure contraint
- Les investisseurs particuliers sont encore en retrait
Autre signal structurel préoccupant : le neuf reste à un niveau historiquement bas. En 2025, à Paris, seulement une centaine d’appartements neufs ont été vendus. Une chute spectaculaire qui pèse sur l’offre future.
La reprise actuelle repose donc principalement sur le marché de l’ancien.
Qui revient sur le marché ?
La reprise est tirée par :
- Les primo-accédants (souvent aidés par leur entourage)
- Les acheteurs qui ont différé leur projet en 2023–2024
- Les ménages qui profitent d’une stabilisation des prix
Mais attention : les propriétaires qui revendent trois ans après achat ne réalisent plus systématiquement de plus-value. Selon les Notaires, certains enregistrent même une moins-value moyenne sur appartement comme sur maison. Le cycle rapide d’arbitrage immobilier est devenu plus risqué.
Ce que cela change pour les acheteurs
Le contexte actuel crée une fenêtre intéressante :
Moins de concurrence qu’en 2021
Des prix stabilisés
Des vendeurs plus ouverts à la négociation
Un marché qui redevient lisible
Mais cette fenêtre n’est pas infinie. Si les taux se stabilisent ou baissent légèrement, la demande pourrait accélérer plus vite que l’offre.
Le vrai enjeu : acheter mieux, pas juste acheter au bon moment
Les cycles immobiliers sont longs. Les micro-variations annuelles ne doivent pas masquer l’essentiel : la qualité du bien, son emplacement, son potentiel, son adéquation avec votre projet de vie.
Dans un marché en reprise, le risque n’est plus de ne rien trouver.
Le risque est de mal choisir.
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