Comment les jeunes générations redéfinissent le rapport au logement
Pour les jeunes générations, le logement n’est plus seulement une propriété à acquérir, mais une expérience de vie à aligner avec ses valeurs, son rythme et ses contraintes économiques.
Une génération en quête de sens, pas seulement de murs
Pendant des décennies, devenir propriétaire représentait le signe ultime de réussite sociale.
Un ancrage, une sécurité, un accomplissement.
Mais pour les jeunes générations — les milléniaux et la génération Z —, cette équation s’est profondément transformée.
Ils ne rêvent plus forcément d’un pavillon en périphérie ou d’un crédit sur 25 ans.
Le logement n’est plus seulement un statut, mais une expérience de vie, un équilibre entre flexibilité, valeurs et bien-être.
À Paris, Lyon ou Bordeaux, la majorité des moins de 35 ans ne se projettent pas dans une propriété avant 40 ans.
Non pas par désintérêt, mais par réalisme économique et aspiration à la mobilité.
Leur rapport au logement est émotionnel, écologique et digitalisé : ils veulent habiter mieux, pas forcément posséder plus.
Le logement, miroir d’un nouveau rapport à la propriété
Les études récentes le confirment : 65 % des moins de 35 ans déclarent que posséder n’est plus indispensable pour se sentir chez soi.
L’idée de la propriété comme symbole de stabilité est remplacée par celle de l’usage.
On préfère le confort à la possession, l’expérience à l’ancrage.
Cette logique d’accès et de flexibilité s’étend naturellement au logement.
De nouveaux modèles apparaissent :
le coliving,
la location évolutive,
les formes d’habitat participatif.
L’important n’est plus de posséder, mais de vivre dans un lieu aligné avec son rythme de vie et ses valeurs.
La mobilité plutôt que l’ancrage : quand le logement devient flexible
La mobilité géographique est devenue une norme générationnelle.
Un jeune actif change de logement en moyenne tous les 2,8 ans.
Cette instabilité n’est pas subie : elle traduit une quête de liberté et d’adaptation.
Le télétravail, les carrières non linéaires et la porosité entre vie pro et perso redéfinissent les attentes.
Les jeunes recherchent des espaces faciles à quitter et à réinventer :
studios meublés,
résidences hybrides,
colocations évolutives,
logements clé en main.
Le logement devient un service, pas un patrimoine.
“Je veux un endroit où je me sens bien aujourd’hui — pas forcément pour toujours.”
Cette phrase résume toute une époque.
Le poids du pouvoir d’achat et des taux : une réalité économique dure
Cette évolution n’est pas qu’un choix culturel : elle est aussi une adaptation aux contraintes économiques.
Entre 2018 et 2025, le prix moyen du mètre carré a augmenté de près de 25 %, tandis que les salaires des 25–35 ans n’ont progressé que de 10 %.
La hausse des taux a exclu une large partie des primo-accédants.
Moins d’un jeune sur trois peut aujourd’hui emprunter pour acheter un logement.
Face à cette réalité, une logique pragmatique s’impose :
“Je préfère louer bien que posséder mal.”
Cette contrainte a favorisé de nouvelles formes de créativité résidentielle :
colocation choisie,
achat groupé,
habitat modulable,
tiny houses,
van life.
Des critères inédits : écologie, énergie, proximité et bien-être
Les jeunes générations cherchent un logement porteur de sens.
L’écologie comme critère central
La performance énergétique est devenue un filtre décisif.
Le DPE est désormais éliminatoire pour de nombreux jeunes acheteurs et locataires.
Le bien-être au cœur des choix
La lumière, le calme, l’espace et la connexion Internet sont devenus essentiels.
L’habitat est un prolongement de l’identité.
La proximité plutôt que la superficie
La ville du quart d’heure inspire les arbitrages.
On privilégie le temps de vie gagné plutôt que les mètres carrés supplémentaires.
Le logement idéal n’est plus le plus grand, mais le plus juste.
L’essor du collectif : coliving, coopératives et habitats partagés
De nouvelles formes d’habitat collectif émergent comme des choix assumés.
Le coliving
Entre colocation et communauté, il combine espaces privés et lieux partagés.
En 2025, plus de 15 000 lits de coliving sont disponibles en France.
Les coopératives d’habitants
Inspirées des modèles scandinaves, elles reposent sur la coopération plutôt que la simple copropriété.
L’habitat participatif et intergénérationnel
Espaces communs, potagers partagés, ateliers collectifs redonnent du sens au vivre-ensemble.
Ces modèles rendent le logement moins statutaire, plus communautaire et plus vivant.
Le numérique et l’IA comme leviers de réappropriation
Les jeunes générations confient de plus en plus leur recherche de logement à l’intelligence artificielle.
Elles ne veulent plus parcourir des centaines d’annonces, mais dialoguer avec une IA qui comprend leur projet de vie.
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